Approche de l'anthroposophie

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Hartmann, Otto Julius
ISBN : 2-85248-216-9
Nbre de pages :
312
Traduction :
Claretie, Germaine
Reliure :
Broché
Format :
14 X 21
Communication :
Écrits
Édition année :
2000
Éd. précédente :
Triades 1966
Auteur(s) :
Hartmann, Otto.Julius
Langue originale :
Allemand
Au sommaire
  • Qu'est-ce que l'anthroposophie ?
  • L'homme, les règnes de la nature et la planète terrestre
  • La structure ternaire de l'homme
  • Les mystères du destin et de la réincarnation
  • Les rapports entre le monde matériel et le monde spirituel
  • Métamorphoses de la personne humaine
  • Espace et contre-espace
  • Le double aspect du mal et le mystère du Christ
  • Le visage physique visible et le visage moral invisible de l'être humain
  • Le monde de l'égoisme et le monde de l'amour
  • Quel est le sens de notre vie ?

 

L'homme est un être singulier qui a besoin, pour vivre, de recevoir des réponses au sujet de lui-même, du monde et de sa position dans l'univers, Son être est indissolublement lié à ce savoir. S'il fait défaut, ou reste insuffisant, l'homme sombre dans l'absurde, le désespoir ou l'apathie. Les créatures naturelles, les minéraux, les plantes et les animaux, n'ont besoin d'aucune connaissance. Ils ne demandent pas d'où ils viennent ni qui ils sont. Ils se tiennent entièrement dans l'être, sans problème, avec sûreté. Mais l'homme, et surtout l'hornme moderne, a perdu cette sûreté. Il se sent séparé de lui-même et du monde. Il est solitaire, sans-patrie. En posant les questions : Qui suis-je ? Qu'est le monde qui m'entoure ? Pourquoi et dans quel but suis-je en ce monde ? - l'être s'est perdu et doit à présent se retrouver, se refonder, face à l'abîme du néant. Où trouver les solutions des énigmes que posent les étendues de l'univers et les profondeurs de notre âme ? Elles ne viendront ni de l'extérieur ni de l'intérieur, tant que nous resterons passifs. Nous devons engendrer ces solutions activement, par la force créatrice de notre esprit; c'est ce qui s'appelle " penser ". Ce que nous nommons couramment notre pensée n'est que la partie la plus morte de cette entité sublime ; aussi s'ouvre-t-elle uniquement à la partie la plus morte du monde (la matière). Mais penser, en réalité, ne signifie pas seulement enregistrer des impressions sensorielles extérieures, ni expliquer l'univers àl'aide de quelques concepts mécaniques et mathématiques, en le réduisant à une formule. Penser ne signifie pas niveler les phénomènes par le bas en les ramenant à des abstraction intellectuelles pour pouvoir les maîtriser égoïstement. Penser signifie, disons-le avec Goethe, "s'élever à la hauteur des phénomènes pour cohabiter avec eux ". Il est inexact que la pensée humaine soit uniquement apte à comprendre ce qui est mort et que le supramatériel et le suprasensible doivent forcément être objet de la foi religieuse, des émotions mystiques, et jamais objet de connaissance scientifique. Certes, la pensée des hornmes est actuellement " morte ", elle a perdu sa majesté royale, elle s'est ravalée au rang de pourvoyeuse des besoins techniques, emprisonnant la conscience humaine dans les limites du monde des sens, mais le penser peut ressusciter de cette mort. Il est capable de se vitaliser et de s'élargir aux dimensions du penser cosmique, car les pensées, les idées, sont l'essence la plus profonde du rnonde lui-même. Quand l'esprit humain saisit et développe dans son penser le germe de l'esprit du monde, alors, selon un mot de Rudolf Steiner,' " il se rencontre avec l'esprit du monde qui n'est pas caché à l'homme derrière le monde des sens, mais qui réside et agit dans ce monde des sens ".

O. J. Hartmann

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