Commentaires sur les Drames Mystères de R. Steiner

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Reimann, Hugo
ISBN : 2-88189-161-6
Nbre de pages :
395
Reliure :
Broché
Communication :
Conférences
Auteur(s) :
Reimann, Hugo
Langue originale :
Français

Cet ouvrage permet de comprendre les métamorphoses de l'individualité au travers de différents modes de l'existence humaine. Ces drames traitent concrètement de développement spirituel, principalement de quatre personnes et de tous ceux qui les entourent. Leur évolution et leur initiation sont pour nous hautement éducatives et permettent au lecteur de se situé lui-même dans son parcours initiatique. Ces textes permettent en outre de saisir dans le vif toute l'anthroposophie en acte. Il aide ainsi à progresser sur le chemin personnel de la connaissance du monde spirituel et surtout de faire un bilan salutaire de sa propre vie. Cette étude de chevet peut se lire pour elle-même mais on en profitera d'avantage en core en la lisant en même temps que les drames-mystères.

L'éditeur

LE TRAVAIL ANTHROPOSOPHIQUE DE MATHILDE SCHOLL

Au cours de sa vie, Mathilde Scholl organisa tout spécialement son travail anthroposophique autour du " Conte du serpent vert et du beau lys blanc " de Goethe et des drames-mystères de Rudolf Steiner. En 1903 Rudolf Steiner lui avait déjà lu personnellement et expliqué le " conte " de Goethe. Plus tard, elle assista à plusieurs conférences qu'il fit sur ce thème. Elle remarqua alors que l'on pouvait parler de ce sujet de toutes sortes de manières. Au cours d'un entretien privé, Rudolf Steiner lui indiqua que pour ce genre de conte, il existait au moins sept explications, toutes différentes apparemment, et au cours d'autres entretiens lui apprit que les tableaux imaginatifs de ce " conte " pouvaient être considérés comme les représentations de faits tirés de l'évolution du monde, de l'humanité et de l'homme. Il lui dit aussi que le " conte " permettait de pressentir les processus de l'alchimie et de la physiologie, le mécanisme de l'astrologie, et qu'un chemin d'initiation y était surtout dessiné. Ces impulsions décidèrent Mathilde Scholl à étudier le " conte " de Goethe, puis les drames-mystères de Rudolf Steiner, sous des angles variés, et de les mettre en rapport avec les différents domaines de la connaissance anthroposophique. Grâce à ce travail, de nouvelles possibilités de compréhension objective se développèrent chez tous ceux qui s'occupaient en spécialistes, de certains aspects de l'Anthroposophie. Mathilde Scholl avait surtout à coeur de faciliter une appréhension basée sur la connaissance objective et le travail en commun harmonieux d'hommes de formations très variées. Le souci qu'elle avait du " conte " de Goethe et des drames-mystères de Rudolf Steiner ne limita pas son activité à un intérêt exclusif, car elle se préoccupait, au contraire, d'accorder ses travaux à tous les autres aspects des recherches anthroposophiques. D'autre part, par son travail elle entra en relation avec des personnes aux intérêts et aux facultés les plus divers. Peu de temps avant sa mort, Mathilde Scholl me dit la satisfaction qu'elle éprouverait, si après sa disparition, quelqu'un continuait son oeuvre, à partir de ses livres et de ses notes. Je ne prévoyais pas alors que le moment était si proche et je ne pensais pas non plus pouvoir aider à l'accomplissement de ce voeu. Bien que Mathilde Scholl m'ait souvent manifesté la confiance qu'elle avait en mon travail, et indiqué combien il concordait avec le sien, je savais qu'elle était très entourée, et que parmi ses amis, beaucoup étaient capables de poursuivre son oeuvre. Je tiens à remercier ici Gracia Ricardo, amie de M. Scholl, qui m'en a confié la responsabilité. Ma reconnaissance va également à Madame Marie Steiner, qui m'a conseillé de demander à Monsieur Albert Steffen l'impression dans le journal " le Goetheanum " des essais sur le premier drame-mystère. Je remercie aussi spécialement Monsieur Albert Steffen de les avoir publiés dans " Les Nouvelles ". Ces publications ne constituent pas un travail achevé, qui rendrait superflu toute autre étude sur le même thème ; bien au contraire, elles doivent donner une impulsion pour continuer le travail et y concourir. Un travail harmonieux en commun, tel est le but vers lequel tendit tout l'effort de Mathilde Scholl. Elle avait aussi la ferme conviction que les morts participent de l'autre côté du seuil à un travail juste, réalisé en commun, dans le monde physique. Puisque dans cet esprit elle est entrée dans l'autre monde, on peut logiquement penser qu'elle cherchera de toutes ses forces à participer, d'où elle se trouve, au travail que des hommes voudront réaliser ensemble et dans l'harmonie.

Hugo Reimann

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