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L'ÂME ANIMALE 5 conférences de R. Steiner Éditeur : Triades 176 pages - format poche Prix : 10,50 € |
| Au sommaire L'âme-groupe - Berlin, 23 janvier 1908 L'âme animale et l'âme humaine - Berlin, 10 novembre 1910 L'esprit animal et l'esprit humain - Berlin, 17 novembre 1910 L'origine de l'homme - Berlin, 4 janvier 1912 L'origine des animaux - Berlin, 18 janvier 1912 On a longtemps pensé qu'un fossé séparait l'homme de l'animal. Depuis Darwin, au contraire, la science affirme que l'homme est un animal. Mais la question de leur véritable relation reste entière.. Qu'est-ce qui différencie, par exemple, l'intelligence animale de l"intelligence humaine ? Pourquoi l'animal sait-il faire spontanément ce que l'homme a d'adord besoin d'apprendre ? Avec ces conférences de Steiner, c'est une nouvelle vision de l'évolution qui nous est proposée.
"... Si nous comparons l'animal et l'homme, nous voyons que le premier est beaucoup plus enfoui dans la vie de son corps. Regardons comment il est bâti, comment il digère, comment le psychisme pénètre directement la vie organique et reste attaché aux fonctions corporelles ! Chez l'homme, en revanche, le psychisme se dégage du corps et devient indépendant. [...] Chez l'animal, le principe de la forme a saisi l'âme beaucoup plus tôt, ce qui a noué un lien très étroit entre l'âme et le corps, de sorte que l'animal est entièrement absorbé par la vie de son corps. Si l'être psychospirituel de l'homme possède cette autonomie qui lui permet de passer d'une vie à une autre et de poursuivre son existence à travers des réincarnations, il le doit au fait que chez lui le principe de la forme a directement saisi le psychospirituel. Dans l'animal, par contre, le lien étroit qui a dû être noué entre le principe de la forme et la matière vivante fait que, quand l'animal meurt, le principe de la forme s'est épuisé dans l'organisme, si bien que le psychisme retourne dans une vie psychique animale générale. Ce qui persiste après la mort, ce n'est donc pas l'âme individuelle, mais une âme générale, une âme-groupe. Nous voyons qu'il faut chercher l'origine des animaux dans le fait que ce qui se produit plus tard chez l'homme intervient plus tôt chez eux. L'animal a été comme laissé en arrière par le principe de l'évolution. Une comparaison simple nous aidera à comprendre ce qui s'est passé : représentons-nous un verre contenant un liquide dans lequel une substance a été mélangée de telle faqon qu'on ne puisse plus la distinguer du liquide. Si on laisse le tout reposer, la substance va se déposer au fond et se séparer du liquide purifié. C'est ainsi qu'il faut se représenter le processus de l'évolution. La substance spirituelle est contenue dans ce que nous avons considéré comme une dualité : le principe spirituel formateur et, en bas, la matière vivante. Le tout contient aussi le principe formateur correspondant à l'être humain. L'homme reste le plus longtemps sans forme, alors que l'animal commence à se former plus tôt, si bien qu'à une époque où l'homme s'est encore maintenu en haut dans une subtile substance sans forme, l'animal s'est déjà densifié, en bas, et continue de vivre de telle sorte qu'il ne peut plus que prendre des formes de plus en plus figées qui se transforment au cours du temps. En ce qui concerne sa forme, par contre, il faut faire remonter l'être humain à ce qui, à l'origine, est encore dans un état vivant informe, où le principe actif de l'esprit peut encore pénétrer et façonner progressivement la stature humaine actuelle. Il n'est pas nécessaire de penser que les formes animales apparues par la suite sont chaque fois issues d'une forme animale précédente, mais plutôt que, tandis qu'ici où là certains animaux se formaient, d'autres attendaient encore pour descendre se former plus tard, d'autres encore plus tard, etc. L'homme est ainsi descendu le dernier." Extraits de : " L'âme animale " - 5 conférences 1908 - 1910 - 1912
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