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LE CIEL, L'ENFER ET LE PROBLÈME DU MAL 5 conférences de R. Steiner Éditeur : Triades 176 pages - Format poche Prix : 10,50 € |
| A l'heure actuelle, l'âme humaine, captive du matérialisme, ne peut que se désoler face au mal qu'elle voit partout. Le matérialisme, en effet, rejette le monde spirituel et, avec lui, la seule lumière qui permettrait d'éclairer l'énigrne du mal. Dans ces conférences, Steiner aborde la question du mal a la lumière des réalités de l'esprit. Il indique un chemin de connaissance qui peut aider chacun à saisir, en se développant lui- même, de nouvelles forces morales. Au sommaire : L'enfer - Berlin, 16 avril 1908 in Ga 56 Le ciel - Berlin, 14 mai 1908 in Ga 56 La conscience morale et l'étonnement Breslau, 3 février 1912 in Ga 143 Le problème du mal - Berlin, 15 janvier 1914 in Ga 63 Les fondements de l'éthique - Berlin, 12 février 1914 in Ga 63 "... L'homme a toujours en lui une force qui le fait avancer et une autre qui le freine et le retarde. [...] Vous pouvez observer jusque dans les détails comment ces forces de progrès et ces forces retardatrices combinent leurs actions. Considérez par exemple l'oeil humain. C'est la lumière qui a créé l'oeil. Mais, en le créant, elle a forcément entravé le développement de l'organisme et les processus vitaux qui avaient précédé. Du fait que, dans un passé extrêmement lointain, la lumière a agi sur le corps humain, l'oeil a pu en être extrait, mais pour cela, cette lumière a dû d'abord réfréner la force de croissance qui, sinon, se serait développée dans une autre direction. Ce n'est qu'après une action prolongée de ces autres forces que l'oeil a pu devenir un organe apte à favoriser un nouveau progrès. Cet exemple vous montre que les obstacles, les forces qui font recu- ler, sont essentiels et nécessaires. Il y a un profond mystère derrière le fait que, dans la vie, les forces qui nous font progresser doivent coopérer avec celles qui nous freinent. Or il peut arriver que l'homme maintienne un équilibre entre ces deux sortes de forces, mais il se peut aussi que, dans une vie, il s'attache complètement aux forces qui le freinent. Alors que ces forces qui n'apparaissent que dans le corps physique devraient être un moyen pour progresser, il se peut que l'homme les considère comme un but en soi, comme une chose qui a une existence pour elle-même. S'il le faisait vraiment, son âme et son esprit s'excluraient eux-mêmes de toute possibilité de progrès. Il tomberait hors de toute évolution. Cette perspective extrême se tient devant nous. Qu'adviendrait-il après la mort, lorsqu'il faut que l'homme transporte son existence dans le monde psychospirituel ? Il n'apporterait avec lui, dans ce monde psychospirituel, qu'une dépendance insurmontable, un lien invincible avec le monde physique sensible. Ce souvenir s'attacherait àlui et lui pèserait alors comme du plomb. Cet élément matériel endurci, transposé dans le spirituel, l'être humain l'introduirait dans le monde spirituel. L'homme serait indissolublement lié aux forces qui le freinent et l'empêchent d'évoluer. Nous avons là l'idée du séjour en enfer ! Dans le monde spirituel, cela devient le supplice du damné, même si cela correspondait peut-être, dans l'existence sensible, à une jouissance constamment assouvie. " Extraits de : " Le ciel, l'enfer et le problème du mal "
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